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Démarche artistique explorée depuis les années 90.

Mon travail débute dans les années 90 sur la question de la peau que j'explore de manière macroscopique.

La peau devient espace "peaucien", une sorte d'être qui peut être manipulé, observé, analysé, cultivé, reproduit, greffé: une seconde peau plastique.

 

En 2003, ma recherche esthétique se tourne vers l'étude microscopique de la peau au sein de mon "Laboratoire plastique ar'dErMA". D'une série d'expérimentations, les manipulations généticlonoplastiques naissent Les PEAU-limorphes, créatures mi-clones, mi-hybrides ouvrant sur une réflexion questionnant le clonage et les enjeux de la science.

 

Dans cette course au progrès, à la recherche, c'est le formatage que je pointe du doigt. Formatage d’une société « peau-lissée », voire « policée » dans son apparence, mais aussi dans sa faculté à accepter une instrumentalisation scientifique de la reproduction. Dans cette volonté de calibrage d’une nouvelle norme imposée, je dénonce le danger des dérives de la science que je perçois implicitement comme une idée de hiérarchisation du genre humain pouvant aller jusqu'à la négation de la notion d'individu.

 

Actuellement, j'opère à un renversement du laboratoire ar'dErMa, les flacons sont vides, les mises en cultures pourrissent, ou sont figées dans leur évolution, comme un jeu d'auto-destruction de cette recherche, comme des expériences interrompues, comme une volonté artistique de stopper cette évolution scientifique...

 

De formation scientifique et artistique, je joue avec cette dualité-complémentarité, tisse des ponts entre les deux domaines : la peau espace individuel et la peau espace social.